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stock permanent de véhicules et de pièces détachées

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7 juin 2009 7 07 /06 /juin /2009 09:44
 

PARIS DAKAR HISTORIQUE ET HUMANITAIRE 2005

jeudi 31 mars 2005
par
pattbo

 

2005_ALM-ACMAT-VLRA-TPK-435-C_--12-.jpg

Tout d’abord, un grand merci à Mr et Mme LEPRIOL qui nous font partager cette expédition . Les textes et les photos nous sont aimablement mis à disposition pour freeforum4x4. Si vous comptez réutiliser les textes et les photos, merci de les contacter avant ... je m’efface, et vous laisse regarder ..... (pattbo)

 

Début janvier 2005, Denis LE PRIOL directeur de JEEP VILLAGE et Ghislain HARDIER collectionneur de Jeep ont eu l’idée de faire Paris Dakar en Jeep Willys pour commémorer l’odyssée du Général LECLERC parti de Dakar pour libérer la France. Une bonne idée ne venant jamais seule, ils rajoutèrent à leur projet d’origine un but humanitaire à savoir : l’installation de pompes à eau ainsi que l’acheminement de matériel scolaire, de médicaments et de matériel médical en Mauritanie et au Sénégal.

Le choix des dates fut rapidement décidé car il fallait que ce soit pendant les congés pour permettre à des enfants de contribuer au projet scolaire. Ce fut donc les vacances de février.

Quelques copains gonflés ont souhaités se joindre à eux et tout le monde s’est mis à réviser sa Jeep, à faire ses vaccins, à obtenir les visas et les autorisations de transit nécessaires pour les véhicules et le matériel, à réserver les transports et à raccommoder les sacs de couchage !

 

Composition du convoi : 2 Jeep de Jeep Village, 1 jeep de Christophe, 1 Jeep 6x6 de Ghislain et l’ACMAT de Jean Raymond.

Dans le même temps il fallut aussi réunir le matériel médical, les fournitures scolaires et acheter pompes à eau, tuyaux et accessoires. Bref, un programme chargé.

 


Après un lancement sous la tour Eiffel, la partie française ne présentant pas d’intérêt les véhicules furent transportés par camion jusqu’à Sète.

 

2005_ALM-ACMAT-VLRA-TPK-435-C_--15-.jpg

chargement en camion

 

Vendredi 18 février :

ramassage sur les chapeaux de roues des enfants à la sortie des écoles pour rejoindre Sète afin d ‘embarquer le convoi à destination de Tanger.

 

Samedi 19 février :

à bord du bateau, ce fut l’occasion de se poser un peu et de régler les derniers détails ainsi que de peaufiner l’itinéraire.

 

Dimanche 20 février : arrivée au Maroc.

Tout le monde monta au volant, mais la Jeep de Christophe ne voulut pas démarrer. Qu’à cela ne tienne, deux paires de bras vigoureux la poussèrent pour la mettre en route et toute l’équipe se retrouva sur le quai pour passer plusieurs heures avec les douaniers. Ceux-ci furent d’ailleurs très gentils et n’osèrent pas fouiller l’ Acmat effrayé devant l’ampleur de la tache.Une fois les tampons, formulaires et autres documents récupérés, direction Casablanca (environ 400 kms) pour y passer la nuit. Tout le monde fut bien content d’avoir emmené les portes et les cotés des Jeep car il faisait grand froid.

 

Lundi 21 février :

lever à l’aube, vérification des niveaux, re-poussage de la Jeep de Christophe, plein des véhicules et en avant direction Marrakech (petite étape : 250 kms). Tout le monde fut frappé par le changement de paysage qui la veille ressemblait à la campagne française et devint de plus en plus dépaysant.

 

2005_ALM-ACMAT-VLRA-TPK-435-C_--14-.jpg

entre Tanger et Marrakech

 

Arrivée remarquée à Marrakech ou notre convoi n’est pas passé inaperçu ! Il faisait encore jour, nous en profitâmes donc pour regarder la Jeep de Christophe. Le jugement fut sans appel : démarreur HS, induit fondu. Et bien sur parmi toutes les pièces emportées, pas de démarreur de rechange car cela ne fait pas partie des pièces vitales. Petit tour dans le quartier « mécanique auto » de marakech et, dans un local grand comme une loge de concierge (mais nettement plus encombré), un Marocain charmant et édenté nous fit comprendre qu’il pouvait réparer si on lui laissait 1 heure. Le temps d’aller prendre un thé à la menthe dans la Médina, retour chez notre bricoleur qui nous rendit un démarreur fraîchement nettoyé et semblant fonctionner, du-moins sur l’établi. Un remontage rapide sur la Jeep par les mécanos de l’équipe nous démontra l’extraordinaire débrouillardise du Marocain car dés la première sollicitation la Jeep démarra au quart de tour et n’eut plus aucun souci de démarrage jusqu’à Dakar. Après un couscous épique sur la grande place de Marrakech au milieu des charmeurs de serpents, des cracheurs de feu et des vendeurs d’oranges, l’équipe se fraya un chemin à travers les souks et les ruelles sombres pour aller se coucher.

 

Mardi 22 février : grande é
tape (500 kms).

2005_ALM-ACMAT-VLRA-TPK-435-C_--2-.jpg
en chemin . Ca doit faire du bruit quand même ... lol ... (sorry... pattbo s’en va lol)

 

Direction Essaouira, ville magnifique ceinturée de remparts ou les Bretons (malouins de l’équipe) crurent reconnaître Saint Malo. Malheureusement le temps imparti étant compté, il fut impossible de visiter la ville comme elle le mérite. Après un repas rapide, en voiture direction Agadir mais petit problème : la Jeep de Christophe voulut encore se faire remarquer et se mit à cracher toute son huile par le couvercle du filtre. Pas de problème, le temps de vider une bonne partie du chargement copieux de l’ACMAT (car les pièces étaient bien sur au fond), le joint du filtre fut remplacé en un tour de main et en route !

 

 

2005_ALM-ACMAT-VLRA-TPK-435-C_--3-.jpg

fuite d’huile ?

 

Après une route aux paysages époustouflants, arrivée de nuit à l’étape, puis dodo trop court dans un village perdu sur la cote marocaine, chez un français installé depuis peu qui nous avait organisé un repas berbère accompagné de chanteurs et de vins capiteux.

 

Mercredi 23 février :

Heures de lever très inégales. Seuls les matinaux eurent de l’eau chaude. Vérification des niveaux, remplacement d’un joint de jauge à essence.

 

2005_ALM-ACMAT-VLRA-TPK-435-C_--4-.jpgvérification des niveaux

 

Après un départ difficile les habitants étant tellement gentils, nous traversâmes des paysages magnifiques. Nous avions l’impression de slalomer entre des petites montagnes : la Corse en plus grand, les minarets en plus !

 

2005_ALM-ACMAT-VLRA-TPK-435-C_--5-.jpgla Corse au Maroc ....

 

 

Vers midi, le paysage changea du tout au tout, on se serait cru en Belgique. En effet c’était tout plat.

 

 

2005_ALM-ACMAT-VLRA-TPK-435-C_--6-.jpgla belgique ? au Maroc ...

 

 

2005_ALM-ACMAT-VLRA-TPK-435-C_--7-.jpgMerci pour ce reportage Mr Lepriol

 

 

Nous avons cherché un lieu de bivouac sympa car on nous avait indiqué un endroit magnifique ou la mer rentre dans les terres et les dauphins s’y retrouvent prisonniers le temps d’une marée.

Malheureusement l’arrivée de la nuit nous empêcha de voir les traces que nous devions chercher et nous nous sommes rabattus au pied d’une falaise pour passer la nuit à l’abri du vent. Les enfants organisèrent une super veillée autour du feu puis dodo interrompu au milieu de la nuit par un orage d’une rare violence, la foudre tomba à quelques mètres sur le sommet de la falaise faisant chuter des blocs de pierre à proximité du campement. Pluie diluvienne et démontage du camp dans l’affolement général. Ce fut une course aux piquets, sardines et autres bleuets, les sacs baignant dans des rivières improvisées. Les blousons vites transpercés, nous fûmes complètement trempés.

 

Jeudi 24 février :

Direction Layoune, la porte du Sahara ou nous nous ravitaillâmes avant d’attaquer le désert. Petite difficulté pour trouver la bonne piste mais bivouac au milieu de nul part, baigné par la voie lactée.

Cette fois ci nous y étions pour de vrai. Début de petits désagréments intestinaux pour certains ! (Pas facile à gérer dans le désert qui manque cruellement de buissons touffus).

 

Vendredi 25 février : Premier réveil dans le désert.

Les hommes se rasèrent à l’exception de Denis et de Jean-Luc qui décidèrent de ne se raser qu’à Dakar. Malgré les kilomètres de piste avalés la veille, il nous a semblé entendre des véhicules circulant sur une route proche du campement. Nous décidâmes d’aller à l’azimut direction ce bruit. Ceci nous a mené prés d’une multitude de dromadaires escortés par deux nomades ne parlant pas un mot de français qui nous firent signe de les suivre.

Nous découvrîmes une mare auprès de laquelle titubait un bébé dromadaire tout juste né (il avait encore son cordon ombilical). Ils nous proposèrent de partager leur repas, à savoir du lait de chamelle contenu dans un vieux bidon d’huile arrosé d’un peu d’eau contenu dans une bouteille en plastique qui avait sûrement connu des jours meilleurs. De toute façon, une grande partie de l’équipe était déjà malade.

Après leur avoir offert des tee-shirts, des casquettes et partagés nos oranges, nous repartîmes vers le bruit pour découvrir finalement qu’il s’agissait d’un gigantesque tapis roulant transportant du minerais de phosphate sur des dizaines et des dizaines de kilomètres. Continuant notre périple à la boussole, notre itinéraire se trouva coupé par un mur de pierres sèches flanqué de petits fortins à perte de vue. Les plus audacieux cherchèrent un passage pendant que les autres se concertaient pour savoir s’il fallait faire demi-tour. Finalement, un passage acrobatique fut trouvé et nos Jeep s’y faufilèrent. Une fois l’obstacle franchi, rappel des enfants qui étaient partis gambader et qui revinrent avec des boites de munitions heureusement vides et des résidus de bandes de mitrailleuses. Il semblait que nous étions tombés en plein milieu d’une ancienne zone militaire, le convoi repartit prudemment essayant de suivre les quelques traces de véhicules pour éviter des mines éventuelles. Après quelques heures peu rassurantes, il nous sembla être sortis de la zone dangereuse et nous franchîmes notre première dune ! Re-dodo en plein milieu du désert.

 

Samedi 26 février :

Direction Ad-Dakhla, situé sur une presqu’île bordée par une lagune magnifique paradis des ski-surfers et des oiseaux.

Malgré notre emploi du temps très serré, nous nous sommes arrêtés de nombreuse fois pour admirer le paysage, notamment les falaises creusées par la mer et des collines entières composées de millions de coquillages fossilisés.

 

2005_ALM-ACMAT-VLRA-TPK-435-C_--8-.jpgsur le chemin

 

 

Arrivée à Ad-Dakhla en fin d’après midi, dernière grande agglomération avant la frontière Mauritanienne. Ville étrange construite de maisons non finies, très propres et très belles, côtoyant des bidonvilles cachés derrières de hauts murs. La ville nous a semblé peuplés par de nombreux enfants, très peu d’adultes et pas d’ados. Nous avons embauché un gardien pour les véhicules car une foule de gamins quémandeurs tournaient autour.

 

Dimanche 27 février :

Vérification des niveaux, déchargement, rangement et rechargement du camion. Vérification des passeports et des documents administratifs, la prochaine étape étant la frontière. Ghislain partit dans le quartier mécanique de la ville pour faire vérifier la fixation des ponts arrières de la Jeep 6 X 6 qui faisaient de drôles de bruits. Denis en a profité pour faire ressouder un renfort de panneau arrière de la Jeep zèbre qui montrait des signes de faiblesse, du au poids des 2 roues de secours et des 2 jerricans supplémentaires. Comme à Marrakech, les Marocains très débrouillards ont étés très efficaces. Pendant ce temps, l’autre partie de l’équipe s’occupait du ravitaillement (ne pas oublier le coca pour les malades) car nous ne savions pas ce que nous allions trouver en Mauritanie. Nous avons aussi pris contact avec le guide qui devait nous attendre à la frontière pour nous faciliter les formalités et nous guider en Mauritanie. Puis départ. Nous avons croisé un panneau indiquant Dakar : 1.247 kms. Courage ! Après plusieurs heures au milieu des dromadaires traversant la route sans daigner nous regarder, la frontière nous a surpris, rien ne la laissant présager.

Le poste frontière marocaine est constituée d’un ensemble de baraquements en torchis et cailloux à moitié en ruine, sans aucun lien entre eux, au milieu d’une petite plaine bordée par des ordures. Premier contrôle de la Gendarmerie royale, photos interdites, palabres, explications, remises de nombreuses photocopies des divers documents administratifs, heureusement prévu depuis Paris, différentes visites dans les cabanes des gendarmes et gain de temps grâce à de nombreux tee-shirts. Quelques mètres de plus, la douane. Rebelote, papiers, casquettes, etc. ...

Départ pour la Mauritanie, mais le soir venant, nous décidâmes de ne pas passer la frontière Mauritanienne la nuit et de bivouaquer à l’abri d’une dune. Déchargement du camion, montage des tentes (nous commencions à être rodés), préparation du dîner. Certains étaient déjà couchés et la nuit bien avancée, lorsque 2 militaires Marocains surgirent de nul part pour nous commander de lever le camp car nous étions en plein « no mens land » en zone interdite. Nous n’y avions pas pensé et le guide ne nous avait pas prévenu. Palabres, casquettes, tee-shirts, rien n’y fit. Denis obtint quand même l’autorisation de se rendre auprès du chef pour plaider notre cause. Escortés des 2 militaires dans la Jeep zèbre, ils se rendirent à la caserne, située sur une hauteur dominant la frontière. Le commandant jeune d’une trentaine d’année qui parlait un français remarquable, fut d’abord intraitable, arguant que la zone n’était pas sure, que les pillards rodaient et que les mines étaient nombreuses. Sa responsabilité de chef de zone lui interdisait de faire courir de tels risques à des touristes, il ne pouvait pas non plus faire garder notre campement pour ne pas froisser la susceptibilité des autorités Mauritaniennes. Denis plaidât la cause, insistant notamment sur la difficulté à replier les tentes et ranger le matériel en pleine nuit avec de nombreux enfants très fatigués. La discussion tourna ensuite sur les mérites comparés de l’Armée Marocaine et de l’Armée Française et le commandant finit par donner l’accord de passer la nuit sur place avec la promesse de repartir dés le lever du jour. Quelques difficultés pour retrouver le campement (il était vraiment bien caché). Heureusement Christophe eu l’idée d’attendre la Jeep avec une lampe de poche. Dodo enfin.

 

Lundi 28 février : Lever tôt, et assez rapidement nous arrivâmes à la frontière Mauritanienne.

Même genre de baraquements que du coté Marocain. Notre guide nous attendait. Il nous proposa de faire remplir nos jerricans d’essence par un de ses amis qui irait en chercher à Nouadhibou pendant que nous effectuerions les démarches administratives d’entrée en Mauritanie. Nous avons donc confié tous nos jerricans car plusieurs centaines de kilomètres nous attendait avant le prochain ravitaillement. En avant pour les formalités, passage en douane, taxe pour les visas, taxe pour les véhicules, taxe pour changer de l’argent, taxes pour ? Bref nous étions les clients du jour. Le guide nous laissa nous débrouiller sans intervenir. Une fois la douane passée, nous attendîmes le retour de notre essence ce qui n’aurait pas du tarder. Heureusement car une longue piste nous attendait. Après 3 heures en pleine cagna, (nous en profitâmes pour admirer le train de 7 Kms de long acheminant le minerais du désert à la mer), les jerricans revinrent enfin. Nous étions un petit peu énervés. D’autant plus que le prix de l’essence avait doublé ! Nous appelâmes notre guide à l’aide, il commença à nous embrouiller avec le change, heureusement nous nous étions renseignés. Il avança ensuite que son copain s’était trompé et avait pris du super au lieu de l’ordinaire (nous apprîmes plus tard que le super n’existait pas en Mauritanie).

Nous réussîmes quand même à faire baisser le prix, puis nouveau problème le guide avait fait changer 1000 euros en monnaie Mauritanienne, non reconvertible ... et à un taux de change pour touriste. Nous finîmes par repartir avec notre essence au prix de l’or et l’équivalent de 1000 euros à dépenser en 3 jours, en plein désert ! Après quelques petits kilomètres, le guide nous dirigea vers un campement nomade ou d’après lui nous devions passer la nuit. Il était 16 H ...Devant notre refus, il reprit la piste et nous continuâmes à rouler jusqu’à la nuit, avec un arrêt forcé (dans un chantier de la future route en construction par des asiatiques) pour ressouder un tirant de pont de la Jeep 6x6 qui s’était arraché. Heureusement que l’inspection du travail ne se trouvait pas dans le chantier car les normes ISO 9002 n’étaient pas arrivées jusque là !

Le guide finit par nous trouver, nuit tombante, un coin de désert en plein vent et non loin d’un tas d’ordures. Il fallut planter les sardines des tentes car le vent les emportait, mais là gros problème, le sol était dur comme du béton et se fut une belle rigolade pour y parvenir. Malgré la fatigue, nous ripailla mes un peu car s’était l’anniversaire de Jean.

 

Mardi 1er mars :

Le guide nous dirigea à travers le désert vers la cote pour rejoindre le banc d’Arguin. Paysage inoubliable, plaine sans fin, parsemée de touffes d’herbe sèche, au milieu des dunes.

  

Vers midi, nous arrivâmes à une plage immense et magnifique, plantée de quelques tentes berbères, ou nous devions bivouaquer.

  

Pendant que quelques uns se baignaient, d’autres se rendaient au village de pécheurs ou nous avions rendez-vous pour déposer de nombreux médicaments, paires de lunettes et matériel médical. Nous en profitâmes pour soigner un chibani (homme âgé) qui souffrait d’une conjonctivite aigue. Après le thé à la menthe traditionnel, nous regagnâmes nos tentes ou le guide nous avait organisé un repas de poissons grillés. Excellent ! Puis vite dodo car demain départ à l’aube pour arriver en fin de matinée et profiter de la marée basse afin de nous rendre à Nouakchott par la plage ce dont nous nous réjouissions.

 

Mercredi 2 Mars :

Réveil difficile mais nous partîmes à l’heure. Hors piste magnifique au milieu des dunes, des dromadaires et des palmiers clairsemés. A midi moins le quart, nous arrivâmes au point de rencontre de la piste et de la plage. Surprise, la marée était haute et n’avait pas finie de monter ! Le guide s’était juste trompé .... Fureur de l’équipe car nous devions installer des pompes à eau dans le sud Mauritanien et le timing était serré. Contre mauvaise fortune, bon coeur, nous profitâmes de cette pose forcée pour aller voir le village de pécheur à proximité ou pendant que nous discutions avec les adultes, les enfants troquaient des tee-shirts et autres vêtements contre de magnifiques coquillages gros comme des ballons de rugby. Après quelques heures, le guide estima que la marée était suffisamment descendue pour que nous puissions partir.

En route sur la plage, mais là, catastrophe, les véhicules s’enfonçaient profondément dans le sable trop mouillé. Nous percevérames et profitâmes du spectacle grandiose qui s’offrait à nous (mer bleue turquoise, sable fin, parsemé de pirogues colorées sur lesquelles séchaient de grands filets décorés) jusqu’à qu’une vague impromptue recouvre une Jeep et tous ses occupants.

Nous nous rabattîmes alors sur les dunes bordant la plage et finîmes par arriver au poste de Police à l’entrée de Nouakchott. Re-contrôle, nous étions rodés et parfaitement organisés, puis direction une station d’essence ou à notre grande surprise nous remplîmes nos réservoirs d’essence avec une pompe qui indiquait gas-oil... Afrique, quand tu nous tient. Nous avion rendez-vous avec un dignitaire local pour l’installation des pompes dans des villages déshérités. Nuit dans une auberge de jeunesse remplis de routards français très sympas, sous des tentes plantées sur les toits en terrasse, au milieu des fumées qui n’était pas que celle du tabac, des moustiques agressifs et des chiens hurlants à tour de rôle.

 

Jeudi 3 mars :

Réveil douloureux par l’appel à la prière lancé par le muezzin qui proclamait la gloire d’Allah très fort. Nous avions hâte de retrouver notre désert. Après quelques heures de Jeep, nous fîmes une entrée remarquée dans un village de brousse. Les femmes y sont organisées en coopérative agricole afin de développer les cultures maraîchères et pour ce faire doivent puiser l’eau se trouvant dans un puit profond de 15 mètres au moyen d’une longue corde, d’une poulie vétuste et de nombreuses ampoules aux mains. Toute la population nous attendait et avait préparée une petite fête. Déballage du matériel et pendant que les hommes installaient les pompes, les femmes et les enfants distribuaient le matériel scolaire destiné à la future école.

Moment fort, inoubliable, difficile à décrire qui laissèrent dans le coeur de chacun le sentiment d’avoir été utile à l’humanité. 

Nous échangeâmes les adresses afin de garder le contact et de pouvoir suivre l’évolution des projets. Départ trop rapide car le bac nous attendait pour rejoindre le Sénégal.

 

Le guide nous assura qu’il s’occuperait des problèmes douaniers afin de nous faciliter les démarches et nous faire gagner du temps. Bien sur, il n’en fut rien et nous dûmes attendre, alignés comme à la parade, sous un soleil de plomb et au milieu d’ enfants voleurs et quémandeurs jusqu’à l’agressivité, le départ hypothétique du bac traversant le fleuve Sénégal formant frontière. Après un embarquement douloureux et une traversée rapide, croisant des pirogues remplies au mépris des règles élémentaires de sécurité, nous dûmes attendre plusieurs heures le bon vouloir des autorités Sénégalaises afin de récupérer nos passeports en échange de taxes locales fort chères sûrement réservées aux touristes. Le guide avait malencontreusement disparu ... Dés que nous pûmes partir, ce fut plein pot, direction Saint Louis à travers un paysage surprenant car très cultivé en comparaison de la rive Mauritanienne. Nous n’avions plus le temps de couper dans la brousse et prîmes la route accélérateur à fond. Arrivée le jour tombant à Saint Louis du Sénégal par le pont Eiffel (chef d’œuvre de technologie ), ville ancienne construite de maisons coloniales à balcons circulaires et colonnades, tombant malheureusement en ruine, et de bidonvilles lépreux. La population y est nombreuse et pleine de vie. Arrêt au mythique hôtel de La Poste, ex quartier général de Mermoz au temps glorieux de l’aéropostale. Dodo dans un hôtel reposant au bord de la mer, nous en avions bien besoin !

 

Vendredi 4 mars :

Départ par le marché au poisson se trouvant sur la route côtière, les pécheurs vidant leurs filets sur la chaussée au milieu des enfants piétinant la pèche et des femmes faisant fumer les poissons au feu de bois, saumure de poisson stagnant dans les trous de la chaussée. Dépaysement et odeur garanti.. Direction Dakar, paysage vallonné, très cultivé, nombreuses palmeraies, traversée de villages très vivants, Africains souriants, accueillant nos Jeep avec sympathie.

 

 

2005_ALM-ACMAT-VLRA-TPK-435-C_--9-.jpgà la recherche du lac rose

 

 

Quelques difficultés pour trouver le lac Rose ou nous arrivâmes fourbus et heureux.

 

2005_ALM-ACMAT-VLRA-TPK-435-C_--10-.jpgle voici !

 

 

Nous avions rendez-vous avec Michel, expatrié Français vivant au Sénégal a qui nous avons remis une pompe à eau que nous n’avions pas eu le temps d’installer (merci le guide), à charge pour lui de la mettre en place en Casamance.

Réembarquement direction Dakar pour notre dernière étape. Arrivée dans des embouteillages sans fin, au milieu des gaz d’échappement de véhicules préhistoriques et cependant en état de marche. Pensée émue pour le général Leclerc ayant effectué notre périple en sens inverse. Dodo en face de l’île N’Gor

 

Samedi 5 mars :

lever tôt et direction le port. Photo souvenir sur la place de l’indépendance et embarquement épique des véhicules dans un container.

 

 

2005_ALM-ACMAT-VLRA-TPK-435-C_--11-.jpgle grand ménage avant le contener

 

 

Nous étions devenus piétons et un peu désoeuvrés ayant fait corps avec nos Jeep depuis si longtemps. Le soir, champagne après une bonne douche et rasage de Denis et Jean-Luc qui avaient accompli leur vœu.

 

 

2005_ALM-ACMAT-VLRA-TPK-435-C_--1-.jpgc’est dedans !!

 

 

Nous avions 3.900 kilomètres au compteur en 13 jours, sans panne majeure. L’objectif tendant à prouver la fiabilité des Jeep Willys était amplement réalisé, l’efficacité de l’ACMAT, véritable chien de garde du troupeau et porteur de notre nombreux matériel n’était plus à démontrer, notre mission humanitaire amplement réussie avec un accueil émouvant de la population et le sentiment du devoir accompli, notre objectif de mémoire pleinement atteint en souvenir des Français libres venus délivrer la patrie dans l’autre sens et à bord des même Jeep et enfin aventure extraordinaire, les yeux éblouis, la tète pleine de souvenirs, la peau brûlée par le soleil et le coeur en joie.

 

A refaire !

 

texte et photo : Famille PRIOL

mise en page .... grrr... nan... je ne mettrais jamais mon nom sur une mise en page comme ça ... lol ...

 

©PATTBO

 

Sources :

www.forum4x4.com/_pattbo_.html

http://www.miljeep.com/modules/news/index.php?storytopic=15

 

Retrouver cette aventure racontée dans le livre  :

Lien : http://www.amazon.fr/Jeep-dans-tous-%C3%A9tats-fran%C3%A7ais-anglais/dp/2840482363/ref=sr_1_2?ie=UTF8&s=books&qid=1244360987&sr=8-2.

 

Commentaire :

Malgré les apparences, le TPK 435 C de JR Pécron, n’est pas un véhicule ex légion, comme il a été dit sur d’autres sites, mais il s’agit bien d’un ancien véhicule de pompier en cabine tôlée qui a été transformé.

 

©RIVIERE Emmanuel www.alm-acmat.com

 

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Published by RIVIERE Emmanuel - dans ACMAT du monde.
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